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La néophobie alimentaire



Comme je le disais dans l'article de janvier sur l'introduction à l'allaitement maternel, j'aborde régulièrement un sujet en lien avec l'alimentation de l'enfant de 0 à 3 ans.

Aujourd'hui, la néophobie alimentaire.

 

Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'une méfiance vis-à-vis de tout aliment nouveau ou jugé comme tel de la part de l'enfant. L'enfant peut également devenir "difficile", rejeter des aliments qu'il connait déjà et qu'il aimait bien.

La néophobie, phénomène de défense très fréquent (environ 3/4 des enfants), peut commencer vers 2 ans et durer jusqu'à 5-7 ans.


L'intensité de la néophobie est très variable d'un enfant à l'autre. Chaque enfant étant différent, chaque situation est à accompagner au cas par cas. Il est indispensable de prendre en compte l'histoire de l'enfant et de sa famille.


Diverses raisons peuvent expliquer l'apparition de la néophobie : un choc émotionnel, la naissance d'un(e) petit(e) frère/sœur, la nature anxieuse de l'enfant etc...

En tant que parents, il est possible de se sentir démunis devant la situation, ne pas en comprendre l'origine. Il est donc important de demander de l'aide (médecin, diététicienne, pédopsy,...).

 

Quelques solutions

  • Tout d'abord, ne jamais forcer un enfant à manger un aliment qu'il ne veut pas. Cela peut en effet être contre productif et provoquer une aversion définitive de l'aliment en question.

  • Il ne faut pas pour autant supprimer l'aliment définitivement.

  • Présenter l'aliment à l'enfant plusieurs fois (sur plusieurs jours), afin qu'il se familiarise avec, sans pour autant être insistant et mettre la pression.

  • Varier la présentation d'un même aliment : cru ou cuit, couper différemment, modifier la texture (en morceau, en purée, en soupe…)

  • Proposer à l'enfant de participer en cuisine, comme une activité de jeu : faire une décoration dans les assiettes ou le plat, faire le marché ensemble, laver les légumes…

  • Mettre des mots sur les aliments, inventer des histoires autour des aliments.

  • Laisser l'enfant manger comme il veut, avec une fourchette, une cuillère ou les mains.

  • Donner l'exemple, manger soi-même l'aliment en question. L'enfant fonctionne par imitation, alors pourquoi mangerait il un aliment si ses propres parents ne le mangent pas eux-mêmes ?

  • Créer une ambiance autour des repas conviviale, chaleureuse, détendue, calme afin que l'on notion de plaisir soit présente.

  • Lister les aliments refusés par l'enfant afin de constater qu'il en reste plein d'autres qu'il mangent finalement. Cela peut aussi permettre de se rassurer sur ses apports variés et en quantités suffisantes.

  • Un enfant a tendance à préférer les aliments un peu plus sucrés. Il peut ainsi refuser un légume par exemple ou dire qu'il n'a plus faim et "se jeter" sur le yaourt sucré ou le dessert. Cependant, ne pas compenser en donner plusieurs yaourts ou dessert. IL est important qu'il comprenne les notions d'équilibre alimentaire et de quantités.

A savoir :

Parfois il est nécessaire de présenter un aliment jusqu'à 10 fois avant que l'enfant l'accepte !

 

~ Tous ces conseils sont d'ordre généraux et ne remplacent en aucun cas un accompagnement individuel, personnalisé et adapté par un(e) professionnel(le) spécialisé(e) (médecin, pédiatre, diététicien(ne)…) ~


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